50/51° Nord - Les petits dossiers de l'Observatoire Régional de la Santé Nord - Pas-de-Calais ont été conçus avec le soutien du Conseil Régional Nord - Pas-de-Calais. 50/51° Nord fait le point d'une question de Santé Publique en privilégiant les spécificités, les réalités et les faits essentiels relevés entre les deux parallèles qui marquent les extrémités nord et sud de notre région, entre Dunkerque et Fourmies. Nous espérons que ces petits dossiers, que nous avons voulu les plus accessibles possibles, vous apporteront une vision et une analyse renouvelées, parfois étonnantes de la santé régionale, trop souvent et trop maladroitement caricaturée. ISSN : 2118-3155
Ce numéro fait un nouveau point sur la grande question régionale que constituent les cancers. Il comprend quelques nouveautés, dont l'application de notre nouvel indicateur –l'indice comparatif d'évolution de la mortalité– qui vous a déjà été présenté lors de la parution des quatre petits dossiers dédiés aux territoires de santé du Nord – Pas-de-Calais.
Publication dans le cadre de la cinquième édition de la semaine régionale de mobilisation face aux cancers.
La santé est au centre du développement durable, dont l'enjeu est l'interdépendance entre dégradation de l'environnement, respect des aspects sociaux, processus de développement et santé.
Développer son activité dans le respect de l'environnement et des personnes, qu'est-ce que cela représente pour le secteur de la santé ?
Comment, par exemple, l'hôpital se saisit-il de la responsabilité sociale et environnementale. Comment s'inscrit-il dans les actes, les valeurs du développement durable ?
Avec 1 300 000 habitants, la Métropole – Flandre intérieure est d'abord le territoire d'une capitale régionale. Il s'agit d'une grande agglomération active : son aire d'attraction est dynamisée par les emplois et les services. En nombre, sa population équivaut à la totalité de la région Auvergne ou Champagne-Ardenne, ou encore au département des Yvelines. Sa particularité, par rapport à d'autres territoires comparables, Bordeaux, Toulouse ou Nantes, est la réelle diversité de ses populations.
Le Littoral compte 808 000 habitants, soit un peu moins que le département du Var, deux fois celui de la Dordogne. La densité de population, dans l'ensemble de ce territoire de santé, égale celle de la Seine Maritime et est de deux fois supérieure à celle de la région Lorraine. Le territoire est structuré, outre son évidente réalité maritime, par un très notable réseau autoroutier transeuropéen et côtier. Depuis plus de dix ans, le développement des structures intercommunales assure une mise en cohérence des projets. À bien des égards, la partie nord/sud du Littoral prolongeant la côte picarde jusqu'aux Caps est humainement aussi différente de la section est/ouest que sont opposés les paysages, des vastes plages à la côte à falaises.
Le Hainaut-Cambrésis est avant tout l'espace médian et le confin de la région Nord – Pas-de-Calais. Ce territoire regroupe le Valenciennois, l'alignement hétérogène d'agglomérations le reliant à l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais, mais aussi la diversité des suds du Nord, de petites villes posées au milieu de leurs campagnes, et un Val de Sambre que l'on penserait isolé si l'on ne tenait pas compte de sa continuité avec la Belgique. 742 000 habitants, c'est autant que le département de la Loire, deux fois celui des Landes. Ce sont des densités de population similaires à celles des Alpes- Maritimes.
L'Artois-Douaisis peut se percevoir comme la réunion de deux territoires qui semblent aujourd'hui appelés à fonctionner de concert : l'un centré sur le Bassin houiller, dense et urbain, et l'autre autour d'Arras. L'addition de deux territoires ayant deux histoires distinctes en fait un territoire unique, composé de deux parties complémentaires. 1 152 000 habitants, c'est autant que la Franche-Comté, deux fois le département de la Sarthe. Ce sont des densités de population très fortes : deux fois plus élevées que celles du département du Vaucluse ou de la région Haute- Normandie.
Longtemps, l'objectif fixé au système de santé était de coûter moins. Sans toutefois le dispenser de maîtriser les dépenses, la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » ambitionne désormais que le système de santé réponde aux besoins de santé. Mais, avant de pouvoir y répondre, définir ce qu'est un besoin de santé et comment le connaître s'impose. La question des besoins est en effet couramment étudiée sous l'angle de la mesure. Des estimations chiffrées existent, et il est de coutume de leur porter un regard qualitatif et expert. Mais, au niveau local, les indicateurs habituellement utilisés sont rares. C'est pourtant à cette échelle que les projets de santé adaptés doivent êtres conçus et réalisés.
Est-il possible de répondre aux enjeux contemporains de la santé publique en ne tenant compte que des niveaux nationaux, régionaux et locaux ? La mise en valeur de l'échelle régionale qui se poursuit, peut donner à le penser : à chaque territoire, des enjeux et problématiques spécifiques peuvent trouver des réponses adaptées. Au niveau national, c'est encore en référence aux frontières, aux territoires et à leurs spécificités que se conçoit la santé. Pourtant, si l'organisation de la santé se pense de plus en plus localement, la santé publique, quant à elle, est considérablement influencée par les évolutions de la société, soumise au mouvement de globalisation. La seule mobilité des personnes impacte le monde et expose les populations aux menaces liées aux maladies émergentes et potentiellement épidémiques. Reste-t-il une place pour la dimension locale, dans ce contexte de mondialisation qui englobe également la santé ?
En moins d'un demi-siècle, la répartition mondiale de l'industrie a connu des bouleversements considérables. Les effets de la mondialisation de l'économie ont conduit à la destruction des sociétés industrielles. Cette mutation, l'une des plus importantes connues au cours des deux derniers siècles, a bouleversé les modes de vie dans de nombreuses régions du monde, dont le Nord – Pas-de –Calais.
La santé est un domaine qui reste complexe et qui nécessite parfois que des communautés d'agglomération ou des communautés urbaines s'y investissent pour gérer des politiques locales directement ou indirectement reliées au champ sanitaire. Mais faut-il encore que la santé ait été identifiée comme un enjeu de développement, présent ou à venir, pour que soient développés des projets ou des réalisations porteurs d'ambition. Bon nombre d'intercommunalités ont fait ce choix dans le Nord - Pas-de-Calais, d'autres l'ont fait aussi ailleurs et sont autant de cas, de cas d'école parfois.
Acte gratuit en France, le don ne se porte pas réellement mal. La mise en avant du don en général a-t-elle donc permis aux Français de mieux comprendre les différents types, incomparables, de don et l'importance de chacun d'eux ? Qu'entend-on par don ? Y a-t-il des points communs entre le don après la mort et le don de son vivant, entre par exemple, le don d'organes et le don de sang ? La finalité médicale – permettre la vie – et la sécurité technique sont les caractéristiques communes. Sans oublier la démarche du donneur ou de ses proches...